Fantômes de Bamiyan

Phantoms of Bamiyan

Un film de / A film by : Patrick PleutinMohammad Mehdi Zafari

Documentaire de création / Documentary – 30 min – France 2017
Langue / Language : Persan & français / Persian & French
Sous-titré français & anglais / French & English subtitled

Production : Pleutin production
Distribution : Overlap Films

Scénario original et concept : Patrick Pleutin
ImagePatrick Pleutin et Mohammad Mehdi Zafari
Montage / Edit : Reza Serkanian
Calligraphie persane : Atiq Rahimi
Création des peintures : Patrick Pleutin
Mixage / Mix : Emmanuel Joubert
Musique / Music : Fady Zakar
Etalonnage / Color correctionMichel Esquirol
Production exécutive : 24 Images – Farid Rezkallah
Partenaires :
Institut français de Kaboul
Ambassade de France en Afghanistan
Afghanculturemuseum.org

Lieu de tournage / Location : Bâmiyân, Afghanistan

Synopsis :
Avec ses peintures en réalité augmentée, directement sur le paysage meurtri des bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan, l’artiste Patrick Pleutin parcourt le pays sur les traces des œuvres d’art disparues.
With his augmented reality paintings, directly on the destroid landscape of the Buddhas of Bamiyan in Afghanistan, the artist Patrick Pleutin goes trough the country on the track of missing pices of art.

reviviscences-photo1Au départ il y a une part de jeu du peintre d’intervenir directement sur le paysage meurtri des bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan, une inspiration stimulée par les vides, la mémoire des volumes, des sculptures, des peintures. Sa part de création est au service de la mémoire du lieu mais en aucun cas asservie à cette mémoire. Elle participe de l’inventaire des lieux mais sans en être un relevé scientifique et sans se présenter comme une des clefs de lecture des vestiges. Elle invente une relecture du lieu avec le lieu et pour le lieu. Humblement mais sans l’illustrer ou le reconstituer. D’où une modestie des moyens : – un pot de noir, un pot de blanc et de la terre, matériau organique du lieu, – une plaque de verre, véritable ouverture à l’intérieur, champ transparent qui joue sur la porosité et sur le hors champ et interroge la totalité de l’espace extérieur à la plaque, – un châssis de bois fabriqué sur mesure par les artisans menuisiers avec leurs techniques vernaculaires. Ce dispositif lui permet de créer in situ des peintures fantômes, uniquement captées par le numérique ( capteurs numériques de caméra, de l’appareil photographique et de l’Iphone.). Ce travail est soumis à l’effacement car c’est retrouver le sens profond du passage du temps, de la fragilité, de l’éphémère, notions auxquelles nous renvoie l’érosion de lieux si grandioses.
Initially there is a play by the painter to intervene directly on the bruised landscape of Buddhas of Bamiyan in Afghanistan, an inspiration stimulated by voids, memory volumes, sculptures, paintings. Its part of creation is at the service of the memory of the place but in no case enslaved to this memory. It participates in the inventory of places but without being a scientific record and without presenting itself as one of the keys of reading the vestiges. She invents a re-reading of the place with the place and for the place. Humbly but without illustrating or reconstituting it. Hence a modesty of means: – a pot of black, a pot of white and earth, organic material of the place, – a plate of glass, true opening inside, transparent field that plays on the porosity and on The outside of the field and interrogates the entire space outside the plate, – a wooden frame made to measure by craftsmen carpenters with their vernacular techniques. This device allows him to create in situ ghost paints, only captured by digital (digital sensors of camera, camera and Iphone.). This work is subject to erasure because it is to regain the profound meaning of the passage of time, fragility, the ephemeral, notions to which the erosion of places so grandiose refers us.


Présenté en avant-première au Palais de Tokyo le 11 mars 2017, dans le cadre de la journée Mémoires de Bamiyan

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